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#123 : Roland

Après la mort mystérieuse de deux scientifiques dans un laboratoire d’aéronautique, les travaux de recherche continuent toujours. Des équations sont régulièrement écrites... Mulder pense qu'il s'agit en fait du cerveau cryogéniquement conservé d'un des professeurs qui continue son activité par le biais du concierge.

Popularité


3.5 - 6 votes

Titre VO
Roland

Titre VF
Roland

Première diffusion
06.05.1994

Première diffusion en France
09.10.1994

Vidéos

Trailer 1.22

Trailer 1.22

  

Photos promo

Dr Nollette

Dr Nollette

Mulder et les mathématiques

Mulder et les mathématiques

Tracy

Tracy

Roland Fuller

Roland Fuller

Plus de détails

Réalisation:
David Nutter

Scénario:
Chris Carter
Chris Ruppenthal

Guest stars:
Zeljko Ivanek (Roland Fuller / Dr. Arthur Grable)

Micole Mercurio (Mme Stodie)

Kerry Sandomirsky (Tracy)

Garry Davey (Dr. Keats)

James Sloyan (Dr. Frank Nollette)

Matthew Walker (Dr. Ronald Surnow)

Dave Hurtubise (Barrington)

Sue Mathew (Lisa Dole)

Informations classées X :

- La suspension cryonique (ou cryogénie) est une technique consistant à mettre en hibernation, par le froid, un malade en phase terminale dans l’espoir que les futurs progrès de la médecine et de la science pourront le sauver.

 

Au Mahan Washington Institute of Technology, situé à Colson dans l’État de Washington, le concierge Roland Fuller atteint d’une déficience mentale est réprimandé par le Dr. Keats pour avoir oublié comment utiliser les serrures de l’installation. Il cesse de vilipender l'homme d'entretien quand arrivent ses collègues : Frank Nollette et Ronald Surnow, arrivent. Après une discussion animée et un désaccord sur leur projet, tous sauf Surnow quittent les lieux. Ce dernier continue à travailler et se rend dans la soufflerie afin de procéder à des ajustements sur la machine dont il se sert. Tout à coup, le chercheur est aspiré par un ventilateur expérimental. Une autre personne se retrouve sur les lieux au moment de l'incident : Roland. Il a manipulé les commandes qui provoquent le drame. Sur le tableau comportant les équitations du défunt, Roland efface la dernière ligne de calculs et la remplace par une nouvelle. 

Les agents spéciaux du FBI Fox Mulder et Dana Scully sont appelés pour enquêter sur cette mort. Scully note que quatre chercheurs sont sur le projet et que Surnow est le deuxième à mourir, le premier (Arthur Grable) étant décédé plusieurs mois plus tôt dans un accident de voiture. Elle croit que la mort de Surnow est un cas de sabotage industriel. Mulder examine l’écriture sur le tableau blanc et conclut qu’elle a été écrite par au moins quatre personnes différentes, ce qui l’amène à soupçonner qu’une quatrième personne était présente.Les écritures s'associent pour former l'équation du réacteur. Keats et Nollette informent les agents que Roland Fuller était le seul qui restait dans l’établissement au moment de la mort de Surnow mais précisent qu'ils ne le croient pas capable de meurtre.

Mulder et Scully décident ensuite de rendre visite à Roland dans le centre où il est soigné et réside. Ils l’interrogent doucement sur la nuit du meurtre mais il affirme n'avoir rien vu. Mulder s'empare d'un papier sur lequel le concierge à écrit des nombres et compare son écriture avec celles du tableau mais rien de probant n'en ressort. L'entretien se termine lorsque Roland a une vision violente et qu'il leur est demandé de partir. Plus tard dans la nuit, Roland a une autre vision : le meurtre de Keats. Roland retourne au laboratoire où il tue le Dr Keats, en le poussant dans l'azote liquide. Quand la tête du docteur heurte le sol, elle se casse comme un bloc de verre. Roland commence à taper sur le clavier de l’un des ordinateurs. 

Le lendemain, nos héros reviennent pour investiguer sur le meurtre de Keats et constatent que son ordinateur a été utilisé au cours des 5h ayant suivi son meurtre ! Quelqu'un a en effet poursuivi les calculs sur la formule du réacteur en employant le code personnel de Grable. Le mot de passe correspond aux nombres inscrits par Roland. Mulder et Scully enquêtent et apprenent que Grable avait embauché Roland et que ces derniers sont jumeaux ! La tête cryogénisée de Grable, une fois passée au crible par nos agents, livrent en effet de très fortes ressemblances physiques et génétiques avec Roland. Mulder émet alors l'hypothèse que Grable et Roland entretenaient un lien psychique. Il dit même que Grable a pu contrôler son frère et le pousser à tuer. Quand ils essaient d'interroger Roland, il s'enfuit.

 Nollette, le dernier chercheur vivant, entre dans le laboratoire et tente de décongeler la tête de Grable. Dans le laboratoire, Roland travaille sur la formule du propulseur. L'esprit de Roland se dissipe à mesure que la tête de Grable dégèle et qu'Arthur passe donc, définitivement, l'arme à gauche. Nollette entre et avoue qu'il a pris les travaux de Grable. Roland l'assomme et l'enferme dans la salle des réacteurs. La pression s'élève de plus en plu, mais Mulder et Scully entrent et réussissent à convaincre Roland d'entrer les codes qui permettent de couper les réacteurs.

Roland va être placé en détention pou subir des examens mais Mulder a demandé sa mise en liberté. On emmène l'employé sous les yeux de la jeune femme qu'il aime.

SCÈNE 1

LABORATOIRE DE PROPULSION MAHAN,

INSTITUT DE TECHNOLOGIE DE WASHINGTON, COLSON, WASHINGTON

Un concierge, Roland Fuller, nettoie le sol dans un couloir. Il glisse son badge dans un lecteur, puis tape un code sur le clavier, mais la porte reste fermée. Un autre homme, le Dr Keats, s’approche alors que Roland essaie à nouveau, sans succès. L’homme attrape impatiemment le badge de Roland.

Dr Keats : Ici, laisse-moi faire. Entre ton numéro, puis ta carte. Quel est ton numéro, Roland ?

Roland : 315.  

Keats tape le code puis passe la carte dans le lecteur. La porte s’ouvre.  

Dr Keats : Tu vois comme c’est facile ?  

Alors que Keats entre, un moteur à réaction tourne dans une soufflerie. Les Drs Nollette et Surnow sont devant les commandes.  

Dr Nollette : Efficacité du moteur ?  

Dr Surnow : 94 %.  

L’indicateur de Mach dépasse 13,0.  

Dr Nollette : Il nous en faut plus. Comment se maintient la contre-pression ?  

Dr Surnow : À ton avis ? Elle augmente.  

Dr Nollette : Augmente l’inclinaison des pales. J’ai dit, augmente l’inclinaison des pales !  

Dr Surnow : L'inclinaison de la lame est de Pi sur 9. Nous avons atteint la vitesse maximale.  

Surnow tend la main vers un interrupteur sur les commandes, mais Nollette lui attrape la main.

Dr. Nollette : Non. Laissez tomber ! Ça va marcher !

Dr. Surnow : Le moteur va se détruire ! Je ne vais pas faire ça !

Surnow appuie sur une touche du clavier. Le moteur commence à ralentir.

Dr. Nollette : Il ne va pas se détruire. Allez, on y est presque !

Dr. Surnow : Il y a quelque chose qui ne va pas avec notre équation.

Le moteur continue de ralentir tandis que Keats s’approche par derrière.

Dr Keats : Que s’est-il passé ?  

Dr Nollette : Rien. Parce que Surnow a tout arrété.

Dr Surnow : Je protège juste le bébé… et quatre ans de travail, Frank !  

Dr Nollette : Quatre ans de travail qui ne mèneront à rien, parce que si on ne montre pas de progrès, ils vont nous couper les vivres, Ron.  

Nollette sort.  

Dr Keats : Il a raison, tu sais. On aurait dû continuer le test.  

Dr Surnow : Quelqu’un va atteindre Mach 15, et je veux que ce soit nous. Je ne vais pas tout compromettre juste parce que vous êtes tous les deux impatients de voir votre nom imprimé 

Dr Keats : C’est ce qui est imprimé qui apporte l’argent, Ron.  

Dr Surnow : Si vous voulez vous planter ensemble, très bien. . Allez-y. Moi, je vais faire les calculs.  

Keats sort.  

Roland : Bonne nuit, Dr Keats.

Surnow écrit une équation au tableau blanc pendant que Roland nettoie le sol. Surnow appuie alors sur une touche et la porte de la soufflerie s'ouvre. Il entre et ouvre un panneau intérieur pour accéder aux commandes. Roland se dirige vers le clavier et appuie sur une touche. La porte de la soufflerie se referme alors que Surnow est encore à l'intérieur.

Dr Surnow : Mais qu'est-ce qui…….. ?

Il regarde par une fenêtre et aperçoit Roland au clavier.

Dr Surnow : Roland, ouvre la porte. Ouvre la porte. Roland, je veux que tu m'écoutes très attentivement. Nous devons ouvrir cette porte, Roland. Arrête de taper, Roland !

Roland continue de taper au clavier et les aubes d'entrée de la soufflerie s'ouvrent. Le moteur démarre alors et la vitesse du vent commence à augmenter.

Dr Surnow : Roland, ouvre la porte ! Qu'est-ce que tu fais ? Ouvre la porte !

L'indicateur de Mach approche de 1,0 et le bloc-notes de Surnow est emporté dans le moteur par le vent.

Dr Surnow : Roland ! Tu m'écoutes ? 

Roland cesse de taper et se dirige vers le tableau blanc, tandis que Surnow lutte contre le vent pour atteindre l'entrée du tunnel. Roland efface l'équation que Surnow avait écrite. Surnow accroche ses doigts à la grille métallique au fond du tunnel tandis que le vent lui soulève les pieds. Il hurle lorsque l'indicateur de Mach dépasse 3,0. Roland commence à écrire sa propre équation au tableau. L'indicateur de Mach dépasse 4,0, et Surnow, allongé à l'horizontale, agrippé à l'écran, hurle. Roland termine d'écrire l'équation, et l'indicateur de Mach approche les 7,0. Alors que Roland retourne vers le clavier, on aperçoit par la fenêtre Surnow qui est projeté vers le tunnel en direction du réacteur. Un bruit de succion se fait entendre. Roland reprend le nettoyage du sol.

 

SCÈNE 2

Mulder et Scully parcourent le couloir menant à la salle de contrôle de la soufflerie.

Mulder : Comment s'est passé le mariage ?

Scully : Tu veux dire le moment où le marié s'est évanoui ou celui où le chien a mordu le batteur ?

Mulder : Tu as attrapé le bouquet ?

Scully : Peut-être (Regardant un dossier dans la main de Mulder) C'est donc de ça dont tu ne pouvais pas me parler au téléphone ?

Mulder : (lui tendant le dossier) Le projet dont tout le monde dit qu'il n'existe pas, existe bel et bien.

Scully : (lisant l'étiquette) Le projet Icare ?

Mulder : La prochaine génération de moteurs à réaction, capable de doubler les vitesses supersoniques actuelles en consommant deux fois moins de carburant. Du moins en théorie.

Scully : Et Ronald Surnow était un ingénieur aéronautique qui travaillait dessus ici, à l'université.

Mulder : Oui.

Scully : Ils sont proches du but ?

Mulder : Je ne suis pas certain, mais Surnow est le deuxième scientifique de l'équipe à mourir ces six derniers mois.

Scully : D'accord, mais en quoi est-ce une affaire non-classée ? Mulder, tu ne penses pas que cela ait quoi que ce soit à voir avec la technologie des OVNI ?

Mulder :  Il y a quelque chose d'inexplicable ici, Scully, mais ce n'est certainement pas impossible à identifier.

Ils entrent dans la salle de contrôle.

Mulder : (à un homme à l'intérieur) Keats ?

Homme : (désignant Keats) Là.

Mulder : Docteur Keats ? Nous sommes du FBI. Je suis l'agent Mulder, voici l'agent Scully. (Mulder montre son badge et ils se serrent la main)  Nous avons cru comprendre que vous aviez découvert le docteur Surnow ce matin.

Dr Keats : Ce qu'il en restait.

Ils entrent dans la soufflerie, où plusieurs autres scientifiques, dont Nollette, examinent le moteur.

Scully : Comment pensez-vous qu'il se soit retrouvé coincé dans la soufflerie ?

Dr Keats : Quelqu'un a dû l'y enfermer. La porte ne peut être ouverte ou verrouillée que de l'intérieur.

Scully : Par ordinateur ?

Dr Keats : Nous avons déjà expliqué cela à la police.Combien de fois devons-nous le répéter ?

Scully : Un autre membre de votre équipe est décédé il y a peu. N'est-ce pas ?

Dr Nollette : (s'approchant d'eux)  Oui. Arthur Grable. Il est décédé dans un accident de voiture en novembre. Je suis Frank Nollette. Je travaille également sur ce projet.

Il serre la main de Mulder et Scully.

Scully : Êtes-vous certain qu’il s’agissait d’un accident ?

Dr Keats : Où voulez-vous en venir ?

Mulder sort de la soufflerie.

Scully : Votre travail semble être une cible idéale pour l'espionnage industriel.

Keats et Nollette échangent un regard. Mulder est dans la salle de contrôle, les yeux rivés sur le tableau blanc où sont inscrites plusieurs équations.

Mulder : (montrant la dernière ligne du doigt) Qui a écrit ça ?

Les trois autres rejoignent Mulder dans la salle de contrôle.

Dr Nollette : Ron travaillait dessus quand je suis partie.

Mulder : Voyez-vous, l'écriture ici ne correspond à aucune autre écriture sur le tableau.

Dr Keats : Ce n'est pas la miene.

Mulder : (vérifiant le dossier)  Et Roland Fuller ?

Dr Nollette : Euh, Roland est le… euh… concierge.

Mulder : Eh bien, d'après le rapport de police, il était la seule autre personne présente hier soir.

Dr Keats : Roland n'a pas fait ça.

Scully : Comment le savez-vous ?

Dr. Keats : Disons simplement que Roland n'est pas vraiment un génie.

 

SCÈNE 3  

CENTRE DE RÉINSERTION HERITAGE 

COLSON, WASHINGTON  

Roland lèche et applique des étoiles autocollantes sur une affiche où est écrit « Tracy ». Il la fait glisser sur la table vers Tracy.  

Roland : Tiens.  

Tracy : « Tracy. »  

Roland : Avec des étoiles.  

Mme Stodie : (entrant avec Mulder et Scully)  Roland ? Il y a des personnes ici qui aimeraient te parler.  

Roland : Oh,. J’ai dépassé du papier. Désolé.  

Mme Stodie : Ce n’est pas grave, Roland. Tracy, voudrais-tu venir m’aider dans la salle TV?  

Tracy : D’accord.  

Mme Stodie et Tracy sortent.

Mulder : Salut, Roland. Ça te dérange si on s’assoit ?

Roland : OK.

Mulder : Merci. Ça te dérange si on te pose quelques questions ? Tu te souviens avoir travaillé hier soir ?

Roland : Euh

Scully : Tu te souviens avoir vu quelque chose d’inhabituel ? Vu des inconnus ? (Roland secoue la tête.) Est-ce que le Dr Surnow ou le Dr Keats ou le Dr Nollette ont fait quelque chose d’inhabituel ?

Roland : Non.

Scully : Tu dois aimer les étoiles.

Roland : Cent quarante-sept.

Scully : Pardon ?

Roland : (pointant le chemisier de Scully) Des étoiles.

Scully regarde son chemisier, qui a des étoiles dessus.

Mulder : Tu aimes aussi les nombres.

Roland a une vision soudaine dans laquelle la tête du Dr Keats est gelée. Il réagit violemment, poussant la boîte d’étoiles hors de la table. Il court partout et commence à les ramasser. Scully arrive pour l’aider.  

Scully : Roland, laisse-moi t’aider.  

Roland : (en ramassant les étoiles) Un, deux, trois, quatre, cinq ...  

Mulder regarde un morceau de papier sur lequel Roland travaillait. Le nombre 15626 y est écrit à plusieurs endroits.  

Roland : ... six ...  

Mme Stodie : (entrant dans la pièce) Roland.  

Roland : ... sept ...  

Mme Stodie : Tout va bien ?  

Roland : ... huit, neuf ...  

Mulder plie le morceau de papier et le met dans sa poche.  

Mme Stodie : Roland, est-ce que ça va ?  

Roland : ... dix, onze, douze, treize ...  

Mme Stodie : Que s’est-il passé ?  

Roland : ... quatorze ...  

Mme Stodie : Qu’est-ce que vous lui avez dit pour le perturber à ce point ?  

Roland : ... quinze, seize, dix-sept …

 

SCÈNE 4

SIÈGE RÉGIONAL DU FBI, SEATTLE, WASHINGTON

Mulder et Scully consultent un graphologue qui projette l'écriture du tableau blanc au mur à l'aide d'un rétroprojecteur.

Graphologue :  C’est définitivement l’œuvre d’un quatrième individu distinct. L'écriture cursive des docteurs Surnow, Keats et Nollette ne correspond pas à ce que vous avez trouvé sur le tableau.

Mulder : Pourriez-vous me rendre service et essayer ceci ?

Il tend au graphologue le papier qu'il a pris à Roland.

Scully : Qu'est-ce que c'est ?

Mulder : C'est quelque chose que Roland griffonnait chez lui.

Scully : Tu ne penses tout de même pas que Roland…

Mulder : À part Nollette et Keats, c'est la seule personne dont on peut prouver la présence au laboratoire ce soir-là.

Scully : Oui, mais on parle d'une équation complexe de dynamique des fluides. Roland Fuller a à peine un QI de 70.

Mulder : Tu  as pourtant constaté ses aptitudes en mathématiques. Certains autistes ne présentent-ils pas des capacités hors du commun ?

Scully : Oui, mais même les savants se comportent comme des calculateurs humains. Je veux dire, ils peuvent effectuer certaines opérations, mais ils sont incapables de donner la valeur d'un nombre, ni même sa signification.

Graphologue : Je déteste prendre parti, mais la réponse est non. Le trait final sur le 6, le toit sur le 5… Je suis désolé. Il ne l'a pas écrit.

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Roland se tourne et se retourne dans son sommeil. Il a une vision fugace du Dr Keats aux prises avec quelqu'un. Il se réveille.

 

SCÈNE 5

LABORATOIRE DE PROPULSON MAHAN , BÂTIMENT 214

Keats travaille au laboratoire. Il écoute de la musique avec des écouteurs, assis à un terminal. La porte du laboratoire s'ouvre et Roland entre. Il s'approche furtivement de Keats par-derrière et lui fracasse sa tasse de café sur la tête. Il traîne ensuite Keats, inconscient, jusqu'à un grand conteneur d'azote liquide et en soulève le couvercle.

Portant des gants cryogéniques, il saisit Keats et tente de lui plonger la tête dans l'azote liquide. Keats reprend conscience et se débat, mais Roland lui attrape les cheveux et lui enfonce la tête de force dans l'azote liquide. Quelques secondes plus tard, il retire la tête gelée du conteneur et jette le corps de Keats sur le côté. Un bruit de fracas retentit. Tandis que Roland s'éloigne, des morceaux de la tête de Keats jonchent le sol. Roland marche sur ce qui ressemble à une oreille. On entend le bruit d'un clavier.

 

SCÈNE 6

Scully et Mulder sont sur les lieux du meurtre de Keats. Sur le sol se trouve le contour habituel du corps, sauf qu’il n’y a pas de tête. Il y a aussi une vingtaine de marques « X » autour du corps ainsi que les contours de plusieurs morceaux plus grands. Un policier, un détective et un photographe de la police sont également présents.  

Scully : Un objet organique exposé à de l’azote liquide à moins 320 degrés gèle, présentant une grande résistance à la traction, mais reste vulnérable aux contraintes de compression ou d’impact. J’ai déjà vu cela sur un poisson...  

Mulder : Je ne pense pas qu’ils feront cette expérience dans Beakman’s World. (il s’approche du détective et pointe l’ordinateur) Ça a déjà été relevé ?  

Détective : Faites-vous plaisir.  

Mulder s’assoit devant le terminal et affiche un répertoire de fichiers. Le répertoire montre que les deux dernières entrées sont KMAN.DOC et ARTHUR.DOC. En dessous se trouve une invite de mot de passe.

Mulder : Hé, Scully ! Regarde ces fichiers. KMAN, ça doit être Keats. Son fichier a été fermé à 00 h 31 la nuit dernière.  

Scully : Mais regarde, quelqu’un d’autre a ouvert un fichier sous le nom d’Arthur après 00 h 31.  

Mulder : Et a travaillé dessus pendant presque 5 heures.  

Scully : Eh bien, ça ne pouvait pas être Keats. À en juger par la rigidité du corps, il était mort vers 00 h 30.  

Mulder : Donc tu dis que quelqu’un est entré ici, a tué Keats, puis a simplement travaillé sur un ancien fichier du Dr Arthur Grable ?  

Scully essaie de consulter le fichier mais obtient un message « accès refusé ».  

Scully : Bon, je ne peux pas accéder au fichier ARTHUR. On va avoir besoin du mot de passe.  

Mulder : Essaie 15626.

Scully a l’air perplexe mais essaie. Un graphique de la température d’entrée de la turbine apparaît à l’écran.  

Scully : Comment savais-tu que ça...  

Mulder : C’est le travail d’Arthur Grable sur la même équation de dynamique des fluides sur laquelle les autres travaillaient. (il fait défiler d’autres graphiques) Regarde toutes ces entrées. Quelqu’un a continué son travail pendant les six mois qui ont suivi sa mort.  

Scully : Comment savais-tu quel était le mot de passe ?

Il lui montre la page de gribouillages de Roland sur laquelle est écrit 15626.

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Roland est en train de rêver : 

Un petit enfant se tient sur un porche devant une femme qui dit « Fais un signe. Dis au revoir de la main. » Un autre enfant, le jumeau du premier, pleure tandis qu’une femme le met sur la banquette arrière d’une voiture. La voix de la femme continue de dire « Dis au revoir. »

Roland se réveille. Il est dans son lit mais porte ses vêtements de travail. Mme Stodie entre.

Mme Stodie : Roland ? Pourquoi as-tu dormi avec tes vêtements la nuit dernière ? Bon, allons t’habiller. Tu as des visiteurs.  

Mulder et Scully entrent derrière elle.  

Roland : (à Mme Stodie)  Je ne suis pas censé leur parler.  

Mme Stodie : Qui t’a dit ça ? Tu te souviens de cette discussion qu’on a eue sur le fait d’être timide. Ce sont des gens gentils, Roland.  

Mulder s’est glissé dans le placard de Roland.  

Mulder : Hé, Roland, tu as plus de chemises que moi. (il tient une chemise bleu marine avec des motifs blancs)  Je pense que celle-ci aurait du style aujourd’hui. Qu’en penses-tu ?  

Roland : La verte.  

Mulder : La verte ?  

Roland : S’il vous plaît.  

Scully : Mme Stodie, puis-je vous parler une seconde ? À plus tard, Roland.  

Scully et Mme Stodie quittent la pièce.  

Mulder : (il sort la chemise verte) Celle-ci ? Voilà. Alors, tu aimes ton travail à l’Institut,Roland?

Roland : (en enfilant la chemise) Oui.

Mulder : J'ai entendu dire que tu étais très doué. Te souviens-tu comment tu as obtenu ton emploi?

Roland : Un homme a parlé à Mme Stodie.

Mulder : Quel homme ?

Roland : Le docteur Grable.

Mulder : Le docteur Grable était-il gentil avec toi?

Roland : Oui.

Mulder : Quand lui as tu parlé pour la dernière fois ? La semaine dernière, avant-hier ?

Roland : Le docteur Grable est décédé.

Mulder : Je suis désolé.

Roland : Oui. Les gens meurent. Ils disparaissent… et ils ne sont pas censés revenir.

Scully et Mme Stodie discutent dans une autre pièce. Tracy nettoie le sol à proximité.

Scully : Roland a-t-il déjà mentionné le nom d’Arthur ?

Mme Stodie : C’était le prénom du docteur Grable. Mais nous l’appelions simplement Docteur Grable. Je doute que Roland ait même su que son prénom était Arthur.

Tracy a interrompu son nettoyage et écoute aux portes.

Scully : Mme Stodie, puis-je obtenir une copie du dossier de Roland et de ses antécédents médicaux ?

Mme Stodie : Les dossiers de nos patients sont confidentiels.

Scully : Je comprends, mais j’ai des raisons de les obtenir, et moins nous passerons de temps au tribunal, plus nous aurons de temps pour aider Roland.

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Mulder et Scully sont assis à une table dans une bibliothèque.

Mulder : Roland Fuller a été engagé par Arthur Grable. Il s'est rendu au centre de réinsertion précisément pour y trouver une personne souffrant d'un handicap mental.

Scully : Tu insinues qu'Arthur Grable a engagé Roland pour se servir de lui ? (Mulder lève les sourcils) Et tu insinues qu'Arthur Grable n'est pas mort ?

Mulder : Eh bien, s'il avait l'intention de tuer Nollette, Keats et Surnow, pourquoi ne pas avoir fait en sorte qu'il paraisse le moins suspect ?

Scully : Oui, mais à en juger par ça, (elle brandit une photo du lieu de l'accident de Grable) il est réduit en bouillie.

Mulder : Peut-être qu'il a tout mis en scène. Cela expliquerait pourquoi son travail continue, six mois après sa « mort ».

Scully : (lisant le dossier de Grable) Cette nécrologie indique qu'Arthur Grable est né à Seattle. Son père était un grand banquier, sa mère était active dans plusieurs œuvres caritatives. Fils unique. Diplômé avec mention très bien en physique. Doctorat et post-doctorat en ingénierie aéronautique à Harvey Mudd. Un avenir brillant, tragiquement interrompu.

Mulder : (lisant le dossier de Roland)  Roland est lui aussi originaire de Seattle. Il a passé la majeure partie de sa vie au centre Heritage. L’identité de ses parents est protégée par la justice. On dispose de très peu d’informations sur Roland avant l’âge de trois ans. C’est à cet âge qu’il a intégré le programme Heritage.

Scully : Est-ce que sa date de naissance est indiquée ?

Mulder : (feuilletant quelques pages) 15 juillet 1952.

Scully : (feuilletant également les pages) C’est aussi la date de naissance d’Arthur.

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Tracy et Roland sont au centre , en train de dessiner. Roland dessine un avion.

Roland : Tu n'aimerais pas pouvoir voler ?

Tracy : Je peux… quand je rêve. (elle s'approche de lui)  Tu sais, les gens peuvent tout faire dans un rêve. Une fois, j'ai rêvé qu'on était mariés et qu'on vivait dans une maison. Et toi, Roland, tu rêves ?

Il a l'air agité. Tracy s'agenouille près de lui.

Tracy : Tu peux me le dire. Roland ? Qui est Arthur ?

Roland se tourne brusquement vers elle. Il a une vision où il pousse Tracy au sol et l'étrangle. Il hurle, la repousse et sort en courant de la pièce.

Tracy : (en pleurs) Je suis désolée, Roland. Je suis désolée !

Roland est monté en courant et s'est enfermé dans la salle de bain. Il s'assoit par terre.

Tracy : (frappant à la porte) Roland ! Roland !

Roland : (criant) Va-t'en !

Il a une autre vision où il étrangle Tracy. 

Tracy : Roland, qu'est-ce qui se passe ?

Roland : Va-t'en ! Je ne veux pas te faire de mal. Va-t'en ! (Tracy pleure à la porte) Va-t'en.

 

SCÈNE 7  

Mulder et Scully sont avec Nollette dans son bureau. Mulder montre une photo où l’on voit des étudiants « hippies » dans un bureau. Il y a une Volkswagen derrière eux.  

Mulder : C’est vous ?  

Dr Nollette : Oui.  

Mulder : Sympa la coupe. C’est quoi l’histoire ?  

Dr Nollette : (en soupirant) Euh, un de mes professeurs de physique quantique à Harvey Mudd m’a recalé. Il contestait les principes de l’une de mes théories — une théorie que j’ai publiée plus tard dans « Nature ». Bref, euh, pour me venger de lui, (il rit) un après-midi, on a décidé de démonter sa voiture et de la remonter dans son bureau, en la laissant en marche.  

Mulder : (à Scully) Hmmm, un grand classique d'intellectuels

Dr Nollette : C’était l’idée d’Arthur Grable.  

Scully : C’est Arthur Grable, là, assis sur la chaise ?  

Elle désigne un homme barbu assis au premier plan.  

Dr Nollette : Oui.  

Scully : C’était un farceur ?  

Dr Nollette : En plus de tout son génie, il avait un talent exceptionnel pour exécuter des plans complexes.  

Mulder : Serait-il capable de faire croire qu’un homme avec un QI de 70 accède à ses anciens fichiers informatiques et, euh, les utilise ?  

Dr Nollette : Arthur devrait encore être en vie.  

Scully : Aurait-il pu simuler sa propre mort ?  

Dr Nollette : Non.  

Mulder : Le rapport de police sur l’accident de voiture qui a tué Arthur Grable est incomplet. Chaussée sèche, aucun problème mécanique constaté. Le corps n’a jamais été admis à la morgue du comté et il n’y a pas eu de funérailles.  

Dr Nollette : (se levant)  Si, euh, vous essayez de suggérer qu’Arthur Grable a tué Surnow et Keats et qu’il va s’en prendre à moi ensuite, vous êtes complètement à côté de la plaque. Art n’aurait pas pu commettre ces meurtres.  

Scully : Comment pouvez-vous en être si certain ?

 

SCÈNE 8

FONDATION AVALON,

INSTITUT DE TECHNOLOGIE DE WASHINGTON, COLSON, WASHINGTON

Mulder et Scully discutent avec le Dr Barrington. Ils examinent un réservoir en acier inoxydable, numéroté « 18 », qui comporte un indicateur de température affichant -320 °F.

Barrington : Voici Arthur Grable. Euh… en raison des graves lésions internes causées par l’accident de voiture, nous n’avons pu conserver que la tête.

Scully : Votre client ne trouverait-il pas quelque peu gênant d'être décongelé plus tard pour découvrir qu'il n'a plus aucune mobilité fonctionnelle ?

Barrington : Nous pensons que d'ici à ce que la science trouve un moyen de ressusciter nos clients…

Mulder : …vous saurez aussi comment cloner de nouveaux corps pour eux.

Barrington : Exactement. Cette technologie progresse plus vite que quiconque ne l'aurait imaginé. Demandez à n’importe qui ici à l’université. Ainsi, tandis que pour nous, chaque seconde qui passe nous rapproche de la mort, pour nos clients, elle les rapproche de la vie.

Mulder remarque que l'indicateur de température oscille entre -319 et -320.

Mulder : Ces fluctuations de température sont-elles fréquentes ?

Barrington : Non, nous avons eu des problèmes avec la capsule du Dr Grable. Les techniciens l'ont vérifiée, mais n'ont rien trouvé d'anormal.

Mulder : Est-il possible que le cerveau soit à l'origine de ces fluctuations ?

Barrington : Non, mais nous cherchons une explication. Le patient n'est pas en danger. Il reste parfaitement conservé tant qu'il y a de l'azote liquide dans la capsule.

Scully : Pourrions-nous consulter le dossier d'Arthur Grable ? (Il lui tend un dossier.) Merci. Docteur Barrington, selon votre vision de la médecine du futur, quelles seront les conditions requises pour être donneur d'organes ou de tissus ?

Barrington : Les mêmes qu'aujourd'hui : compatibilité génétique. L'idéal est que le donneur soit un membre de la famille.

L'indicateur de température fluctue à nouveau et émet un bip. Barrington s'approche pour examiner le problème. Scully appelle Mulder.

Scully : Mulder ? Arthur Grable n’a inscrit qu’un seul donateur.

Le formulaire mentionne Roland Fuller.

Mulder : Roland Fuller et Arthur Grable sont nés le même jour. Je crois qu'ils sont jumeaux.

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Mulder et Scully travaillent avec un technicien devant un ordinateur. Ils modifient une photo d'Arthur Grable.

Technicien : Plus âgé ou plus jeune ?

Mulder : Même âge, juste moins poilu et avec une meilleure vue.

Technicien : Compris. Et la moustache ?

Scully : Non, enlevez toute la barbe.

Au fur et à mesure que le technicien tape, les lunettes, la barbe et la moustache d'Arthur Grable disparaissent.

Technicien : Et ensuite ?

Mulder : Cheveux très courts, avec un front légèrement dégarni. Enlevez les lunettes.

Le visage à l'écran ressemble trait pour trait à Roland.

Scully : C'est Roland.

Mulder : À quelques kilos près.

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Mulder parle à Roland au centre de réinsertion.

Mulder : Parle-moi de tes rêves, Roland. (Il ne répond pas.) C'est bon, je ne le dirai à personne. (Toujours pas de réponse.) Tu sais, j'ai fait un rêve la nuit dernière. J'ai rêvé que je nageais dans une piscine. Je voyais mon père sous l'eau, mais quand j'ai plongé, l'eau m'a piqué les yeux. Il y avait un autre homme à la piscine, qui me regardait. Il m'a contrarié. Il me posait des questions auxquelles je ne voulais pas répondre. Et j'ai dû partir. Je ne trouvais pas mon père.

Roland : Je ne peux pas te raconter mes rêves.

Mulder : Pourquoi ?

Roland : Mauvais.

Mulder : (posant la main sur l'épaule de Roland.) Tes rêves sont mauvais, Roland. Pas toi. Tu es quelqu'un de bien.

Roland : J'ai frappé Tracy.

Non loin de là, Tracy regarde Roland.

Mulder : Tes rêves te poussent à frapper Tracy ?

Il hoche la tête. Mulder aperçoit un vaisseau spatial télécommandé sur l'étagère. Il le ramasse.

Mulder : Tu sais comment ça marche, Roland ?

Roland : Oui.

Mulder pose le jouet par terre et donne la télécommande à Roland. Il actionne la commande et le vaisseau glisse sur le sol.

Mulder : Tu vois, la façon dont tu utilises ce jouet est similaire à ce qui t'arrive. Tu es le vaisseau, Roland, et tes rêves sont les commandes.

Roland : Mais qui… qui contrôle les commandes ?

Mulder : (lui montrant une photo d'Arthur Grable) Tu as vu cet homme récemment ?

Roland regarde la photo et réagit fortement. Il a des visions de deux petits garçons, des jumeaux, courant sur un perron. L'un, en pleurs, est installé dans une voiture, tandis que l'autre reste sur le perron. Une voix dit : « Dis au revoir à Roland. » Il voit alors la tasse de café se briser sur la tête de Keats, Surnow voler vers le réacteur, la tête de Keats gelée et Tracy étranglée. Roland hurle et se débat sur sa chaise.

Mulder : (tentant de le calmer Roland ! Roland ! Roland, arrête !

Il sort de la pièce en hurlant. Tracy le suit.

Tracy : Roland !

Scully et Mme Stodie ont entendu le bruit et sont sorties pour voir Tracy suivre Roland dans les escaliers. Roland s'enferme de nouveau dans la salle de bains.

Tracy : Roland ! Roland !

Mulder : (montant à l'étage avec Scully et Mme Stodie) Nous devons prendre des dispositions pour que Roland soit placé sous observation.

Tracy : (à la porte de la salle de bains) Roland ! Roland !

Roland a une vision de la vitre de la salle de bains brisée. Quelques instants plus tard, un bruit de fracas retentit.

Mulder : Il essaie de s'échapper.

Tracy : Roland ! Roland !

Mulder descend les escaliers en courant et sort, à la recherche de Roland.

Mulder : Roland ! Roland ! Roland ! Roland ! Roland !

Il ne le trouve pas. À l'étage, Scully regarde par la fenêtre brisée.

 

SCÈNE 9

LABORATOIRE DE PROPULSION MAHAN

Tard dans la soirée, Mulder et Scully se trouvent dans un couloir. Il vient de raccrocher le téléphone.

Mulder : Nollette a disparu. On devrait demander à un agent de sécurité de le retrouver.

Scully : Mulder, personne ne va t'apporter quoi que ce soit une fois que tu auras expliqué ta théorie sur la façon dont Roland Fuller a pu commettre ces meurtres.

Mulder : Tu as un frère, n'est-ce pas, Scully ?

Scully : Oui. J'en ai un plus âgé et un plus jeune.

Mulder : Eh bien, as-tu déjà pensé à appeler l'un d'eux toute la journée, puis tout à coup, le téléphone sonne et c'est l'un d'eux qui t'appelle ?

Scully : Est-ce que ce discours va finir par me permettre de réduire mes frais d'appels longue distance ?

Mulder : Je crois aux liens psychiques, et les preuves suggèrent qu'ils sont plus forts entre les membres d'une même famille, et encore plus forts entre des jumeaux qui ont partagé le même utérus.

Scully : D'accord, peut-être. Mais dans ce cas précis, l'un des frères a des liens plus étroits avec une glace au chocolat qu'avec son propre frère.

Mulder : Arthur Grable n'est pas mort. Il se trouve dans un état de conscience dont aucun être humain n'est jamais revenu. Et si cet état permettait de développer des capacités psychiques à un niveau que l'esprit conscient est trop préoccupé pour explorer ou croire ? Il pourrait utiliser ce pouvoir pour contrôler son frère et le pousser à tuer ces scientifiques.

Scully : Mais pourquoi ? Il travaillait avec ces collègues depuis des années.

Mulder : Eh bien, c'est une question à laquelle seul le Dr Nollette peut répondre.

Scully : D'accord. Allons-y. Je dois appeler mon frère.

Alors qu'ils s'éloignent, Nollette les observe sur un écran de vidéosurveillance. Il a entendu leur conversation. L'écran les montre en train de marcher dans le couloir.

Mulder : Il faut qu'on trouve Nollette.

Scully : Allons parler à la sécurité du campus.

Mulder : On va par là ?

Il pointe tout droit devant lui.

Scully : Non, on va à gauche

Mulder suit Scully.

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Plus tard, Nollette se trouve à la Fondation Avalon.

Dr Nollette : Eh bien, où que tu sois, Arthur, je suis sûr que tu apprécieras ça.

Nollette enveloppe un badge dans du papier d'aluminium et le passe devant un lecteur. La porte s'ouvre et il se dirige vers le caisson d'Arthur Grable. À l'aide d'un stylo, il appuie sur les boutons du panneau de commande. L'affichage de la température commence à monter, jusqu'à -312 °C, tandis que Nollette s'en va.

De retour au Laboratoire de propulsion Mahan, Roland écrit, à deux mains, de chaque côté d'un cahier. La température dans le caisson de Grable atteint -307 °C et Roland réagit, l'air légèrement mal à l'aise. Il continue à écrire des équations dans le cahier.

 

SCÈNE 10

SIÈGE RÉGIONAL DU FBI, SEATTLE, WASHINGTON

Scully et Mulder examinent le dossier. Scully lit un extrait.

Scully : Arthur et Roland Grable, nés à l'Hôpital du Puget Presbyterian  de M. et Mme Louis Grable, le 15 juillet 1952. Arthur est né quatre minutes avant Roland.

Elle lui tend le dossier.

Mulder : Des jumeaux monozygotes.

Scully : Ce qui signifie qu'ils sont issus d'un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde.

Mulder : J'ai lu des études qui suggèrent que, dans certains cas, le jumeau identique apparaît très tôt au stade embryonnaire lorsqu'une mutation dans une cellule est rejetée par les autres cellules comme étant étrangère.

Scully : L'état de Roland serait donc peut-être dû à un chromosome endommagé rejeté par une cellule d'Arthur ?

Mulder : D'une certaine manière, cela expliquerait le génie d'Arthur et l'étrange don de Roland pour les mathématiques.

Scully : D'une certaine manière. (Le téléphone sonne) (Au téléphone) Agent Scully.

Barrington : (Au téléphone) Ici Larry Barrington de la Fondation Avalon. Nous avons un problème.

Barrington est au téléphone. Il se trouve près du réservoir d'Arthur Grable, dont la température est maintenant de -168.

Scully : Oui.

Barrington : La nuit dernière, il y a eu une intrusion dans nos locaux. C'est exact. Oui, c'est le box d'Arthur Grable. Son thermostat interne a été saboté.

Scully : Y a-t-il eu des lésions tissulaires ?

Barrington : Nous essayons de l'évaluer. La température continue d'augmenter. Quelque chose bloque l'accès au système de refroidissement.

Scully : (raccroche) (à Mulder) Quelqu'un a trafiqué la capsule d'Arthur Grable..Ils essaient de la stabiliser en ce moment.

Mulder : Nollette ?

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Au laboratoire, Roland manipule la soufflerie, tapant frénétiquement sur le clavier. Il transpire. La température du réservoir d'Arthur Grable continue de monter. L'indicateur de Mach oscille autour de 13,8 et Roland semble malade. Il tape encore quelques caractères et gémit.

Roland : Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Il se concentre, et la température du réservoir d'Arthur Grable passe de -158 à -161. Il tape à nouveau, le moteur accélère et l'indicateur de Mach grimpe jusqu'à 15,13. Une cloche retentit et Nollette apparaît derrière Roland.

Dr Nollette : « Si j'ai vu plus loin que d'autres, c'est parce que j'étais juché sur les épaules de géants. »

Roland : Non. Ce n'est pas le vôtre !

Dr Nollette : C'est incroyable. Il y a ce corps, assis là devant moi, qui parle. Mais c'est vous qui le contrôlez, Arthur.

Roland : Vous… avez volé mon travail ! 

Dr Nollette : À quoi vous aurait servi votre travail ? Vous êtes mort avant de pouvoir le terminer, avant de pouvoir le publier.

Roland : C'était le mien !

Dr Nollette : Et un travail brillant, en plus. Quand j'ai vu ce qui était écrit au tableau, j'ai su que quelqu'un avait trouvé la clé. Mach 15 était à notre portée. Notre avenir était assuré. Ironique, n'est-ce pas ? Vous avez fait tout le travail, et je récolte toute la gloire.

Roland : (criant) Non !

Nollette sort un pistolet de sa poche.

Dr Nollette : Oui. Oui, Arthur. J'étais là, je travaillais sur le problème d'admission d'air, à deux doigts de trouver une solution quand vous m'avez attaqué. (Il repousse Roland et s'installe aux commandes.) Heureusement, j'avais une arme sur moi. Après le meurtre de mes collègues, qui pourrait m'en vouloir ?

Roland a une vision de Nollette fonçant vers le réacteur.

Roland : Non !

Nollette regarde le travail de Roland sur l'écran d'ordinateur et tape.

Dr Nollette : C'est… c'est intéressant. (Rires) J'ai trouvé. C'est ça. J'ai trouvé.

Roland s'empare d'un clavier et frappe Nollette avec, le faisant tomber au sol.

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Mulder et Scully arrivent devant le laboratoire. Ils frappent à la porte et présentent leurs badges ; un garde les laisse entrer.

La porte de la soufflerie se referme, Nollette étant à l'intérieur. Aux commandes, Roland peine, puis se met à taper. Nollette reprend conscience dans la soufflerie au moment précis où le moteur démarre. Il se dirige vers la fenêtre et frappe dessus, fixant Roland du regard.

Dr Nollette : Arthur ! Arthur, ouvre la porte ! Arthur !

Mulder et Scully courent dans les couloirs. Nollette retourne vers l'entrée de la soufflerie tandis que l'indicateur de Mach atteint 1,0. Scully passe son badge à travers la porte et ils entrent. Nollette s'agrippe à la grille métallique de la soufflerie. Mulder se dirige vers les commandes, mais ne sait pas comment les utiliser. La vitesse du vent dépasse Mach 3,0 et Nollette est maintenant suspendu horizontalement à la grille.

Mulder : (à Roland) Arthur, comment arrêter ça ? Dis-moi comment ! Arthur !

Scully se place entre Roland et Mulder.

Scully : (à Mulder) Attend. (à Roland) Roland, nous avons besoin de votre aide. S'il vous plaît, nous avons besoin de votre aide pour arrêter la machine.

Roland a des flash-backs de la séparation des jumeaux. Une femme dit : « Au revoir, Roland. Arthur, dis au revoir à ton frère. »

Scully : Essayez de vous souvenir comment. Roland, vous devez l'aider, sinon il va mourir.

Le tunnel est à Mach 4.0. Nollette s'accroche de justesse. Roland a un flash-back de la voiture qui l'emporte tandis que la voix de la femme dit : « Fais un signe d'adieu, Arthur. » Alors que le tunnel atteint Mach 7.0, Roland se dirige vers le clavier, mais semble incertain.

Mulder : Allez, Roland.

Roland : Je ne me souviens pas.

Il finit par entrer une commande et le moteur commence à ralentir juste au moment où Nollette perd prise. Il dévale le tunnel à toute vitesse mais atterrit à quelques mètres devant le moteur. Scully pose la main sur l'épaule de Roland et lui adresse un signe de tête rassurant.

La température du réservoir d'Arthur Grable atteint -150 degrés et une alarme retentit.

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Une voiture de police de Colson est garée devant le centre de réinsertion.

Scully : Il sera placé en observation psychiatrique pour évaluation.

Mme Stodie : Est-il accusé d'un crime ?

Scully : Le procureur n'a pas encore pris de décision.

Mulder : Mais nous avons recommandé qu'il soit placé sous votre garde dès que le tribunal le jugera opportun.

Mme Stodie : Comment cela a-t-il pu arriver ? Roland n'a jamais manifesté de tendances violentes.

Mulder : Je suis convaincu qu'il n'agissait pas de son plein gré.

Scully fixe Mulder du regard. 

Mme Stodie : Que voulez-vous dire ?

Mulder ouvre un carnet et le lui montre.

Mulder : C'est le travail d'Arthur Grable, le frère de Roland. C'est une nouvelle théorie de la propulsion à réaction, inachevée à sa mort. Ces deux dernières semaines, Roland a terminé les calculs.

Mme Stodie : Comment ?

Mulder s'apprête à répondre, mais Scully l'interrompt.

Scully : Nous n'en sommes pas sûrs, Mme Stodie. Tout ce que nous savons, c'est que Roland a réussi, d'une manière ou d'une autre, à terminer les recherches de son frère.

Roland plie une chemise et la range dans une valise. Tracy entre dans la pièce.

Tracy : Roland ? Où vas-tu ? Roland, ne pars pas.

Roland : Je dois y aller.

Tracy : D'accord. Très bien.

Blessée, elle se dirige vers la porte. Roland la rappelle.

Roland : Tracy. Attends.

Il prend son bocal d'étoiles et le lui tend.

Roland : Garde mes étoiles. 

Elle se met à pleurer lorsqu'il passe devant elle.

Tracy : Je t'aime.

Roland : Moi aussi.

Il croise Mulder et Scully dans le couloir et leur fait un signe d'adieu. Il s'arrête devant un miroir pour se recoiffer et se regarde longuement avant de s'éloigner.

 

FIN 





Scene 1
Mahan Propulsion Laboratory,
Washington Institute Of Technologie, Colson, Washington

A janitor, Roland Fuller, is cleaning the floor in a hallway. He swipes his badge through a reader and then enters a code on the keypad, but the door doesn't open. Another man, Dr. Keats, approaches as Roland tries it again, unsuccessfully. Impatiently, the man grabs the badge from Roland.

Dr. Keats : Here, let me do it. Put your number in, then your card. What's your number, Roland?

Roland : 315.

Keats punches in the code and then swipes the card through the reader. The door opens.

Dr. Keats : See how easy it is?

As Keats enters, a jet engine is running in a wind tunnel. Drs. Nollette and Surnow are in front of the controls.

Dr. Nollette : Engine efficiency?

Dr. Surnow : 94%.

The mach indicator climbs above 13.0.

Dr. Nollette : We need more. How's the backpressure holding?

Dr. Surnow : What do you think? It's climbing.

Dr. Nollette : Increase the blade inclination. I said, increase the blade inclination!

Dr. Surnow : The inclination of the blade is pi over 9. We've reached maximum velocity.

Surnow reaches for a switch on the controls but Nollette grabs his hand.

Dr. Nollette : No. Let it go! It will work!

Dr. Surnow : The engine's going to destroy itself! I'm not going to do that!

Surnow hits a key on the keyboard. The engine starts to wind down.

Dr. Nollette : It's not going to destroy itself. Come on, we're almost there!

Dr. Surnow : There's something wrong with our equation.

The engine continues to wind down as Keats approaches from behind.

Dr. Keats : What happened?

Dr. Nollette : Nothing. Because Surnow pulled the plug.

Dr. Surnow : I'm just protecting the baby ... and four years of work, Frank!

Dr. Nollette : Four years of work that's going to add up to zilch, because unless we show some progress, they're going to pull the plug on us, Ron.

Nollette leaves.

Dr. Keats : He's right, you know. We should have continued with the test.

Dr. Surnow : Somebody's going to crack Mach 15, and I want that someone to be us. I'm not going to jeopardize everything just because you two guys can't wait to see your name in print!

Dr. Keats : It's the print that gets the money, Ron.

Dr. Surnow : If you want to go down in flames together, fine. You go ahead. I'm gonna do the math.

Keats leaves.

Roland : Good night, Dr. Keats.

Surnow is writing an equation on a whiteboard while Roland cleans the floor. Surnow then hits a key and the door to the wind tunnel opens. He steps in and opens an interior panel to get at the controls. Roland goes to the keyboard and hits a key. The door to the wind tunnel closes with Surnow still inside.

Dr. Surnow : What the hell?

He looks through a window and sees Roland at the keyboard.

Dr. Surnow : Roland, open the door. Open the door. Roland, I want you to listen to me very carefully. We have to open this door, Roland. Stop typing, Roland!

Roland has continued typing at the keyboard, and the inlet vanes for the wind tunnel open. Then the engine starts and the wind velocity begins to climb.

Dr. Surnow : Roland, open the door! What are you doing? Open the door!

The mach indicator approaches 1.0, and Surnow's clipboard is carried into the engine by the wind.

Dr. Surnow : Roland! Are you listening?

Roland stops typing and moves to the whiteboard, as Surnow struggles against the wind to the inlet end of the tunnel. Roland erases the equation that Surnow had written. Surnow hooks his fingers on the metal grating at the end of the tunnel as the wind lifts his feet. Surnow screams as the mach indicator passes 3.0. Roland starts writing his own equation on the whiteboard. The mach indicator passes 4.0, and Surnow is now horizontal, hanging onto the screen and screaming. Roland finishes writing the equation, and the mach indicator approaches 7.0. As Roland walks back to the keyboard, through the window Surnow is seen flying down the tunnel toward the jet engine. There is a squishing noise. Roland resumes cleaning the floor.

Scene 2

Mulder and Scully walk down the hallway leading to the wind tunnel control room.

Mulder : How was the wedding?

Scully : You mean the part where the groom passed out or the dog bit the drummer?

Mulder : Did you catch the bouquet?

Scully : May-be. [looking at a folder in Mulder's hand] So is that what you couldn't talk to me about over the phone?

Mulder : [handing her the folder] The project that everyone says doesn't exist, does exist.

Scully : [reading the label on it] The Icarus project?

Mulder : The next generation in jet engine design, capable of doubling current supersonic speeds using half the fuel. At least in theory.

Scully : And Ronald Surnow was an aeronautical scientist who worked on it here at the university.

Mulder : Yes.

Scully : How close are they?

Mulder : I'm not sure, but Surnow is the second scientist on the team to die in the last six months.

Scully : OK, but how is this an X-file? Mulder, you don't think this has anything to do with UFO technology?

Mulder : There's something unexplainable here, Scully, but it's certainly not unidentifiable.

They enter the control room.

Mulder : [to a man inside the door] Keats?

Man : [pointing at Keats] There.

Mulder : Dr. Keats? We're with the FBI. I'm Agent Mulder, this is Agent Scully. [Mulder flashes his badge and they shake hands] We understand you discovered Dr. Surnow this morning.

Dr. Keats : What was left of him.

They walk into the wind tunnel, where several other scientists, including Nollette, are inspecting the engine.

Scully : How do you suppose he became trapped in the wind tunnel?

Dr. Keats : Someone must have shut him in. The door can only be opened or locked from in there.

Scully : By computer?

Dr. Keats : We've already been through this with the police. How many times do we have to rehash it?

Scully : Another member of your team died a short time ago. Isn't that correct?

Dr. Nollette : [walking over to them] Yes. Arthur Grable. He was killed in an automobile accident in November. I'm Frank Nollette. I'm also on the project.

He shakes hands with Mulder and Scully.

Scully : Are you certain it was an accident?

Dr. Keats : What are you driving at?

Mulder exits the wind tunnel.

Scully : Your work seems to be a perfect target for industrial espionage.

Keats and Nollette exchange glances. Mulder is in the control room, looking at the whiteboard, which has several equations written on it.

Mulder : [pointing at the bottom line] Who wrote this?

The other three join Mulder in the control room.

Dr. Nollette : Ron was working on it when I left.

Mulder : You see, the handwriting here doesn't seem to match any of the other handwriting on the board.

Dr. Keats : It isn't mine.

Mulder : [checking the folder] What about Roland Fuller?

Dr. Nollette : Uh, Roland's the, uh, janitor.

Mulder : Well, according to the police report, he was the only other person here last night.

Dr. Keats : Roland didn't do that.

Scully : How do you know?

Dr. Keats : Let's just say Roland isn't exactly a rocket scientist.

 Scene 3
Heritage Halfway House, Colson, Washington

Roland is licking and applying adhesive stars to a poster that has "Tracy" written on it. He pushes it across the table to Tracy.

Roland : Here.

Tracy : "Tracy."

Roland : With stars.

Mrs. Stodie : [walking in with Mulder and Scully] Roland? There are some people here would like to talk with you.

Roland : Uh-oh. I went off the paper. Sorry.

Mrs. Stodie : That's all right, Roland. Tracy, would you like to come help me in the TV room?

Tracy : OK.

Mrs. Stodie and Tracy exit.

Mulder : Hi, Roland. Do you mind if we sit down?

Roland : OK.

Mulder : Thanks. You mind if we ask you a couple of questions? Do you remember working last night?

Roland : Uh-huh.

Scully : Do you remember seeing anything unusual? Seeing any strangers? [Roland shakes his head.] Did, um, did Dr. Surnow or Dr. Keats or Dr. Nollette do anything unusual?

Roland : Nope.

Scully : You must like stars.

Roland : One hundred and forty-seven.

Scully : Sorry?

Roland : [pointing at Scully's blouse] Stars.

Scully looks down at her blouse, which has stars on it.

Mulder : You like numbers, too.

Roland has a sudden vision in which Dr. Keats' head is frozen. He reacts violently, pushing the container of stars off the table. He runs around and starts to gather them. Scully comes around to help.

Scully : Roland, let me help you.

Roland : [as he picks up the stars] One, two, three, four, five ...

Mulder looks down at a piece of paper that Roland was working on. It has the number 15626 written on it in several places.

Roland : ... six ...

Mrs. Stodie : [entering the room] Roland.

Roland : ... seven ...

Mrs. Stodie : Is everything ok?

Roland : ... eight, nine ...

Mulder folds and pockets the piece of paper.

Mrs. Stodie : Roland, are you all right?

Roland : ... ten, eleven, twelve, thirteen ...

Mrs. Stodie : What happened?

Roland : ... fourteen ...

Mrs. Stodie : What did you say to upset him so?

Roland : ... fifteen, sixteen, seventeen ...

 Scene 4
FBI Regional Headquarters, Seattle, Washington

Mulder and Scully are consulting with a handwriting analyst, who has the whiteboard writing displayed on the wall with an overhead projector.

Analyst : It's definitely the work of a fourth and distinct individual. Dr. Surnow's, Dr. Keats', and Dr. Nollette's cursive standards don't match what you found on the whiteboard.

Mulder : Would you do me a favor and try this?

He hands the analyst the paper that he took from Roland.

Scully : What is it?

Mulder : It's something Roland was doodling at the home.

Scully : You don't really think that Roland ...

Mulder : Besides Nollette and Keats, he's the only person we can prove was in the lab that night.

Scully : Yes, but we're talking about a sophisticated fluid dynamics equation. Roland Fuller barely has an IQ of 70.

Mulder : Well, you saw his facility with mathematics. Don't some autistic individuals display unusual abilities?

Scully : Yes, but even savants behave only as human calculators. I mean, they can perform certain functions but they can't tell you the value of anything or even the meaning of a number.

Analyst : I hate to take sides, guys, but the bottom line is no. The terminal stroke on the 6, the roof on the 5 - I'm sorry. He didn't write it.

Roland is tossing and turning in his sleep. He sees a fleeting vision of Dr. Keats struggling with someone. He awakens.

 Scene 5
Mahan Propulson Laboratory, Building 214

Keats is working in the laboratory. He is listening to music through headphones as he sits at a terminal. The door to the lab opens and Roland enters. He sneaks up on Keats from behind and smashes his coffee cup over his head. He then drags the unconscious Keats over to a large container of liquid nitrogen and takes off the lid.

Wearing cryogenic gloves, he grabs Keats and tries to put his head down into the liquid nitrogen. Keats revives and struggles, but Roland grabs his hair and forces his head down into it. Seconds later, he lifts his frozen head out of the container and throws his body to the side. There is a shattering noise. As Roland walks away, there are pieces of Keats' head on the floor. Roland steps on what looks like an ear. There is the sound of typing on a keyboard.

 Scene 6

Scully and Mulder are at the scene of Keats' murder. On the floor is the usual outline of the body, except there is no head. There are a couple dozen "X" marks around the body as well as the outlines of several larger pieces. A policeman, detective and police photographer are also there.

Scully : An organic object exposed to liquid nitrogen at minus 320 degrees will become frozen, exhibiting great tensile strength, but is vulnerable to stress from compression or impact. Now, I've seen this demonstrated on a fish before ...

Mulder : I don't think they'll be performing this experiment on Beakman's World. [he walks over to the detective and points at the computer] Has this been dusted?

Detective : Treat yourself.

Mulder sits at the terminal and pulls up a file directory. The directory shows the last two entries are KMAN.DOC and ARTHUR.DOC. Below is a password prompt.

Mulder : Hey, Scully! Look at these files. KMAN, must be Keats. His file was turned off at 12:31 last night.

Scully : But look, someone else entered a file under the name Arthur after 12:31.

Mulder : And worked on it for nearly 5 hours.

Scully : Well, it couldn't have been Keats. Judging from the rigor of the body, he was dead around 12:30.

Mulder : So you're saying someone came in here, killed Keats, and then just did some work on an old Dr. Arthur Grable file?

Scully tries to look at the file but gets an "access denied" message.

Scully : Well, I can't access the ARTHUR file. We're gonna need the password.

Mulder : Try 15626.

Scully looks puzzled but tries it. A graph of turbine entry temperature appears on the screen.

Scully : How did you know that that ...

Mulder : This is Arthur Grable's work on the same fluid dynamics equation the others were working on. (he pages through other graphs) Look at all those entries. Someone has been continuing his work in the six months since he died.

Scully : How did you know what the password was?

He shows her Roland's page of doodling that has 15626 written on it.
Roland is dreaming.
[A small child stands on a porch in front of a woman who says "Wave bye. Wave goodbye." Another child, a twin of the first, is crying as a woman puts him into the back seat of a car. The woman's voice continues to say "Wave goodbye."]
Roland awakens. He is in bed but wearing his work clothes. Mrs. Stodie enters.

Mrs. Stodie : Roland? Why did you sleep in your clothes last night? Well, let's get you dressed. You have visitors.

Mulder and Scully walk in behind her.

Roland : [to Mrs. Stodie] I'm not supposed to talk to them.

Mrs. Stodie : Who told you that? Remember that talk we had about being shy. These are nice people, Roland.

Mulder has ducked into Roland's closet.

Mulder : Hey, Roland, you've got more shirts than I do. [holds up a navy blue shirt with white patterns on it] I think this one would look stylin' today. What do you think?

Roland : The green one.

Mulder : The green one?

Roland : Please.

Scully : Mrs. Stodie, can I talk to you a second? See you later, Roland.

Scully and Mrs. Stodie leave the room.

Mulder : [pulls out the green shirt] This one? Here you go. So you like your job at the college, Roland?

Roland : [putting on the shirt] Yes.

Mulder : I hear you're very good at it. You remember how you got your job?

Roland : A man talked to Mrs. Stodie.

Mulder : What man?

Roland : Dr. Grable.

Mulder : Was Dr. Grable nice to you?

Roland : Yes.

Mulder : When was the last time you spoke to him? Last week, the day before?

Roland : Dr. Grable died.

Mulder : I'm sorry.

Roland : Yeah. People die. They go away ... and they're not supposed to come back.

Scully and Mrs. Stodie talk in another room. Lisa is cleaning the floor nearby.

Scully : Has Roland ever mentioned the name Arthur?

Mrs. Stodie : That was Dr. Grable's first name. But we only called him Dr. Grable. I doubt Roland even knew his first name was Arthur.

Lisa has stopped cleaning and is eavesdropping.

Scully : Mrs. Stodie, can I get a copy of Roland's file and past history?

Mrs. Stodie : Our patients' histories are confidential.

Scully : I understand, but I have grounds to obtain them, and the less time we have to spend in court, the more time we have to help Roland.

Mulder and Scully are sitting at a table in a library.

Mulder : Roland Fuller was hired by Arthur Grable. He went to the halfway house specifically to find a mentally challenged person.

Scully : Are you suggesting that Arthur Grable hired Roland in order to use him? [Mulder arches his eyebrows] And are you suggesting that Arthur Grable is not dead?

Mulder : Well, if he had intentions of killing Nollette, Keats and Surnow, why not set it up to appear the least likely suspect?

Scully : Yeah, but by the look of this, [she holds up a photo of Grable's accident scene] he's hamburger.

Mulder : Maybe he staged it. That would explain why his work is continuing on, six months after his "death".

Scully : [reading from Grable's file] This obituary says that Arthur Grable was born in Seattle. His father was a big banker, his mother was active in a number of charities. Only child. Summa cum laude in physics. Doctoral and post-doctoral in aeronautical engineering at Harvey Mudd. Brilliant future, tragically cut short.

Mulder : [reading from Roland's file] Roland's also from Seattle. He spent most of his life at the Heritage Halfway House. The identity of his parents has been sealed by the courts. There's very little information on Roland before the age of three. That's when he was put in the Heritage program.

Scully : Does it say when he was born?

Mulder : [flipping through some pages] July 15, 1952.

Scully : [also flipping through pages] That's also Arthur's birthdate.

Tracy and Roland are at the halfway house, drawing. Roland is drawing an airplane.

Roland : Don't you wish you could fly?

Tracy : I can ... when I dream. [walks over to him] People can do anything in a dream, you know. Once, one time I had a dream we were married and lived in a house. Do you have dreams, Roland?

He looks agitated. Tracy kneels next to him.

Tracy : You can tell me. Roland? Who's Arthur?

Roland turns to her suddenly. He has a vision of pushing Tracy to the floor and choking her. He screams, pushes her aside and runs out of the room.

Tracy : [crying] I'm sorry, Roland. I'm sorry!

Roland has run upstairs and locked himself in the bathroom. He sits on the floor.

Tracy : [knocking on the door] Roland! Roland.

Roland : [shouting] Go away!

He has another vision of him choking Tracy.

Tracy : Roland, what's the matter?

Roland : Go away! I don't want to hurt you. Go away! [Tracy is crying at the door] Go away.

Scene 7

Mulder and Scully are with Nollette in his office. Mulder points at a photo showing some "hippie" students in an office. There is a Volkswagen behind them.

Mulder : Is that you?

Dr. Nollette : Yes.

Mulder : Cool 'do. What's the story here?

Dr. Nollette : [sighs] Um, a quantum physics professor of mine at Harvey Mudd flunked me. He challenged the tenets of one of my theories - a theory I later published in 'Nature'. Anyway, uh, to get back him, [laughs] one afternoon we decided to take his car apart and put it back together again in his office and left it running.

Mulder : [to Scully] Hmmm, an egghead classic.

Dr. Nollette : It was Arthur Grable's idea.

Scully : Is that Arthur Grable there, sitting on the chair?

She's referring to a bearded man sitting in the foreground.

Dr. Nollette : Yeah.

Scully : Was he a practical joker?

Dr. Nollette : On top of all his brilliance, he had a genius for executing elaborate schemes.

Mulder : Could he be making it seem like a man with a 70 IQ is gaining access to and, uh, operating his old computer files?

Dr. Nollette : Arthur would still have to be alive.

Scully : Could he have faked his own death?

Dr. Nollette : No.

Mulder : The police report on the auto accident that killed Arthur Grable is woefully incomplete. The dry road surface, no mechanical problems found. The body was never admitted to the county morgue and there was no funeral.

Dr. Nollette : [standing] If, uh, you are trying to suggest that Arthur Grable killed Surnow and Keats and is after me next, you're way off. Art could not have done the murders.

Scully : How can you be so certain?

 Scene 8
Avalon Foundation,
Washington Institute Of Technology, Colson, Washington

Mulder and Scully are talking to a Dr. Barrington. They are looking at a stainless steel tank, numbered '18', that has a temperature indicator on it that reads -320F.

Barrington : This is Arthur Grable. Uh, because of the massive internal damage to his body caused by the car accident, we could only preserve the head.

Scully : Wouldn't your client find it somewhat inconvenient to be thawed out in the future, only to discover he had no functional mobility?

Barrington : We believe that by the time science figures a way to revive our clients ...

Mulder : ... you'll also know how to clone new bodies for them.

Barrington : Exactly. This technology is progressing faster than anyone thought possible. Ask anyone here at the university. So, while for us the passing of each second brings our bodies closer to death, for our clients it brings them closer to life.

Mulder notices that the temperature indicator is fluctuating between -319 and -320.

Mulder : These fluctuations in temperature - do they happen often?

Barrington : No, we've had some problems with Dr. Grable's capsule, and the technicians have checked it for possible malfunctions but they found nothing.

Mulder : Is it possible the brain is causing the fluctuation?

Barrington : No, but we are looking for the explanation. The patient's in no danger. He remains perfectly preserved as long as there's liquid nitrogen in the capsule.

Scully : May we take a look at Arthur Grable's records? (he hands her a file) Thank you. Dr. Barrington, in your conception of future medical science, what requirements will exist to be an organ or tissue donor?

Barrington : Same requirements as there are today, compatible genetic make-up. It's best if the donor's related.

The temperature indicator fluctuates again and beeps. Barrington walks over to investigate. Scully calls Mulder over to her.

Scully : Mulder? Arthur Grable put down only one donor.

The form lists Roland Fuller.

Mulder : Roland Fuller and Arthur Grable had the same birthday. I think they're twins.

Mulder and Scully are working with a technician in front of a computer. They are altering a photo of Arthur Grable.

Technician : Older or younger?

Mulder : Same age, just less hairy and with better eyesight.

Technician : Gotcha. And the moustache?

Scully : No, lose the whole beard.

As the technician types, Arthur Grable's glasses disappear as well as his beard and moustache.

Technician : Next?

Mulder : Close cropped hair, with a slightly receding widow's peak. Lose the glasses.

The face on the screen looks exactly like Roland.

Scully : That's Roland.

Mulder : Give or take a few pounds.

Mulder is talking to Roland at the halfway house.

Roland : Tell me about your dreams, Roland. [he doesn't respond] It's all right, I won't tell anybody. [still no response] You know, I had a dream last night. I dreamt I was, uh, swimming in this pool. And I could see my father underwater, but when I dove down, the water stung my eyes. Then there was another man at the pool, watching me. He upset me. He was asking me questions I didn't want to answer. And I had to leave. I couldn't find my father.

Roland : I can't tell you my dreams.

Mulder : Why not?

Roland : Bad.

Mulder : [putting his hand on Roland's shoulder] Your dreams are bad, Roland. Not you. You're a good person.

Roland : I hit Tracy.

Nearby, Tracy looks over at Roland.

Mulder : Your dreams make you hit Tracy?

He nods. Mulder sees a remote control spaceship toy on the shelf. He picks it up.

Mulder : You know how to work this toy, Roland?

Roland : Yeah.

Mulder puts the toy on the floor and gives the remote control to Roland. He operates the control and the ship scoots across the floor.

Mulder : Now, you see the way you work that toy is like what's happening to you. You're the spaceship, Roland, and your dreams are the controls.

Roland : But who ... who runs the controls?

Mulder : [showing him a photo of Arthur Grable] Have you seen this man recently?

Roland looks at the photo and reacts strongly. He sees visions of two small boys, twins, running out on a porch. One, crying, is loaded into a car, while the other stays on the porch. A voice says "wave bye-bye to Roland." He then sees the coffee cup being broken over Keats' head, Surnow flying toward the jet engine, Keats' frozen head and Tracy being choked. Roland screams and thrashes about in his chair.

Mulder : [trying to calm him] Roland! Roland! Roland, stop!

He runs out of the room, screaming. Tracy follows him.

Tracy : Roland!

Scully and Mrs. Stodie have heard the commotion and come out to see Tracy following Roland up the stairs. Roland locks himself in the bathroom again.

Tracy : Roland! Roland!

Mulder : [heading upstairs with Scully and Mrs. Stodie] We need to arrange to keep Roland under observation.

Tracy : [at the bathroom door] Roland! Roland!

Roland sees a vision of the bathroom window broken. Moments later, there is a crashing sound.

Mulder : He's trying to get away.

Tracy : Roland! Roland!

Mulder runs downstairs and out the door, looking for Roland.

Mulder : Roland! Roland! Roland! Roland! Roland!

He doesn't find him. Upstairs, Scully looks out the broken window.

 Scene 9
Mahan Propulsion Laboratory

It is late evening. Mulder and Scully are in a hallway. He has just gotten off the phone.

Mulder : Nollette's gone. We should arrange a security guard to find him.

Scully : Mulder, no one's gonna provide you with anything once you explain your theory on how Roland Fuller is capable of these murders.

Mulder : You've got a brother, don't you Scully?

Scully : Yeah. I've got an older one and a younger one.

Mulder : Well, have you ever thought about calling one of them all day long and then all of a sudden the phone rings and it's one of them calling you?

Scully : Does this pitch somehow end with a way for me to lower my long distance charges?

Mulder : I believe in psychic connections, and evidence suggests that it's stronger between family members, strongest of all between twin siblings that shared the same womb.

Scully : OK, maybe. But in this case, one sibling has closer ties to a frozen fudgesicle than he does to his own brother.

Mulder : Arthur Grable is not dead. He's in a state of consciousness that no human has ever returned from. And what if that state allows one to develop psychic ability to a potential that the conscious mind is too preoccupied to explore or believe in? He could use that ability to control his brother to kill those scientists.

Scully : But why? He's been working with these colleagues for years.

Mulder : Well, that's a question that only Dr. Nollette can answer.

Scully : OK. Let's go. I have to call my brother.

As they walk away, Nollette is watching them on a security TV monitor. He has heard their conversation. The monitor shows them walking down the hall.

Mulder : We've got to find Nollette.

Scully : Let's talk to campus security.

Mulder : We go this way?

Pointing straight ahead.

Scully : No, we go left.

Mulder follows Scully.
Later, Nollette is at the Avalon Foundation.

Dr. Nollette : Well, wherever you are, Arthur, I'm sure you'll appreciate this.

Nollette wraps aluminum foil over a badge and swipes it through a reader. The door opens and he walks to Arthur Grable's tank. Using a pen, he punches buttons on the control panel. The temperature display begins to rise, up to -312 as Nollette leaves.

Back at the Mahan Propulsion Laboratory, Roland is writing, with both hands, on either side of a notebook. The temperature in Grable's tank reaches -307 and Roland reacts, looking slightly ill. He continues to write equations in the notebook.

 Scene 10
FBI Regional Headquarters, Seattle, Washington

Scully and Mulder are reviewing the case. Scully reads from a file.

Scully : Arthur and Roland Grable, born at Puget Presbyterian to Mr. and Mrs. Louis Grable on July 15, 1952. Arthur was four minutes older than Roland.

She puts the file in front of him.

Mulder : Identical twins.

Scully : Which means that they're the result of a single egg fertilized by a single sperm.

Mulder : I've read studies which suggest that in some cases the identical twin arises very early in the embryonic stage when a mutation in one cell is rejected by the other cells as foreign.

Scully : So that maybe Roland's condition is the result of a damaged chromosome rejected by one of Arthur's cells?

Mulder : In a way, that would explain Arthur's genius and Roland's strange mathematical gift.

Scully : In a way. [the phone rings] [to phone] Agent Scully.

Barrington : [on phone] This is Larry Barrington at the Avalon Foundation. We've, uh, got a situation here.

Barrington is talking on a cell phone. He is near Arthur Grable's tank, which now reads -168.

Scully : Uh-huh.

Barrington : Last night we had a break-in at the facility. That's right. Yeah, it's Arthur Grable's storage unit. His internal thermostat's been compromised.

Scully : Was there any tissue damage?

Barrington : We're trying to assess that now. The temperature's still rising. Something's blocking our access to the cooling program.

Scully : [hangs up] [to Mulder] Someone tampered with Arthur Grable's capsule. They're attempting to stabilize it now.

Mulder : Nollette?

At the laboratory, Roland is operating the wind tunnel, typing rapidly on the keyboard. Roland is sweating. The temperature on Arthur Grable's tank continues to rise. The mach indicator hovers at 13.8 as Roland looks ill. He types some more on the keyboard and groans.

Roland : What? What is it?

He concentrates, and the temperature on Arthur Grable's tank goes from -158 to -161. He types again and the engine speeds up and the mach reading rises, to a high of 15.13. A bell sounds, and Nollette appears behind Roland.

Dr. Nollette : "If I've seen further than other men, it's because I have stood on the shoulders of giants."

Roland : No. This isn't yours!

Dr. Nollette : It's amazing. There's this body, sitting there in front of me, talking. But you're controlling it, Arthur.

Roland : You ... took my work!

Dr. Nollette : What good was your work going to do you? You died before you could finish it, before you could publish it.

Roland : It was mine!

Dr. Nollette : And a brilliant piece of work, too. When I saw the writing on the whiteboard, I knew someone had found the key. Mach 15 was within our reach. Our futures were guaranteed. Ironic, isn't it? You did all the work, and I get all the glory.

Roland : [screaming] No!

Nollette produces a gun from his pocket.

Dr. Nollette : Yes. Yes, Arthur. I was here, working on the intake problem, moments away from a solution when you attacked me. [he backs Roland away and sits at the controls] Fortunately, I was carrying a gun. After the murder of my colleagues, who could blame me?

Roland sees a vision of Nollette flying toward the jet engine.

Roland : No!

Nollette is looking at Roland's work on the computer screen and typing.

Dr. Nollette : That's, that's interesting. [laughs] I've got it. That's it. I've got it.

Roland picks up a nearby keyboard and hits Nollette with it, knocking him to the floor.

Mulder and Scully arrive outside the laboratory. They pound on the door and flash their badges, and a guard lets them in.

The wind tunnel door closes with Nollette inside. At the controls, Roland struggles, then types. Nollette revives in the wind tunnel just as the engine starts. He goes to the window and pounds on it, looking at Roland.

Dr. Nollette : Arthur! Arthur, open the door! Arthur!

Mulder and Scully are running through the halls. Nollette moves back toward the tunnel inlet as the Mach indicator reaches 1.0. Scully swipes a badge through the door and they enter as Nollette grabs the metal grating in the tunnel. Mulder goes to the controls but doesn't know how to operate them. The wind speed is over mach 3.0, and Nollette is now hanging horizontally to the grate.

Mulder : [to Roland] Arthur, how do you stop this? Tell me how! Arthur!

Scully moves between Roland and Mulder.

Scully : [to Mulder] Wait. [to Roland] Roland, we need you to help us. Please, we need you to help us to stop the machine.

Roland is having flashbacks to the separation of the twins. A woman is saying "Bye-bye, Roland. Arthur, say goodbye to your brother."

Scully : Try to remember how. Roland, you've got to help him or he's going to die.

The tunnel is at mach 4.0. Nollette is barely hanging on. Roland has a flashback of the car carrying him away while the woman's voice says "Wave good-bye, Arthur." As the tunnel reaches mach 7.0, Roland goes to the keyboard but seems uncertain.

Mulder : Come on, Roland.

Roland : I can't remember.

He finally enters a command and the engine starts to slow just as Nollette loses his grip. He flies down the tunnel but lands several feet in front of the engine. Scully puts her hand on Roland's shoulder and gives him a reassuring nod.

The temperature of Arthur Grable's tank reaches -150 and an alarm goes off.

A Colson police car is in front of the halfway house.

Scully : He'll be held in psychiatric custody for evaluation.

Mrs. Stodie : Is he being charged with a crime?

Scully : The D.A. hasn't made that determination yet.

Mulder : But we've recommended that he be remanded to your custody as soon as the court deems it appropriate.

Mrs. Stodie : How could this happen? Roland never exhibited any violent tendencies.

Mulder : It's my belief that he wasn't acting under his own volition.

Scully gives Mulder a stare.

Mrs. Stodie : What do you mean?

Mulder opens a notebook and shows it to her.

Mulder : This is the work of Arthur Grable, Roland's brother. It's a new theory of jet propulsion, unfinished at the time of his death. In the last two weeks, Roland has completed the calculations.

Mrs. Stodie : How?

Mulder is about to answer but Scully interrupts.

Scully : We're not sure, Mrs. Stodie. All we know is that Roland was somehow able to finish his brother's research.

Roland is folding a shirt and putting it into a suitcase. Tracy enters the room.

Tracy : Roland? Where are you going? Roland, don't go.

Roland : I have to.

Tracy : OK. Fine.

Hurt, she walks toward the door. Roland calls her back.

Roland : Tracy. Wait.

He picks up his jar of stars and hands it to her.

Roland : Keep my stars.

She starts to cry as he walks past her.

Tracy : I love you.

Roland : Me too.

He passes Mulder and Scully in the hall, giving them a gesture of good-bye. He stops in front of a mirror to bursh his hair and stares into the mirror before walking away.

THE END

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